ALAIN CARON - Elevage professionnel de Rongeurs COBAYES ET HAMSTERS - La Grande Famille des Chonchons et des Mamsters

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Pour parler de mon amour pour les cobayes et autres animaux pourquoi pas, et de la vie en général !!
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Nouvelles photos de Nanami

Par Suki :: 21/05/2008 à 18:15 :: Cobayes_les Célestes

J'ai retrouvé des photos de mon amour de Nanami :









Je t'aime mon petit bout de chou, même si t'es plus là...

Nanami en vidéo

Par Suki :: 23/04/2008 à 23:58 :: Cobayes_les Célestes

J'ai uploadé une vidéo de mon tit chéri d'amour.


Un petit hommage à mon bébé chéri.

Nanami et Minoo

Mon Nanami : décédé le 20 juillet 2007

Par Suki :: 22/04/2008 à 12:56 :: Cobayes_les Célestes

Un petit mot pour parler de mon Nanami qui est malheureusement mort prématurément l'été dernier.


C'était un petit cobaye rosette tricolore. Caractère très sociable, il se comportait comme un petit chien. Il me suivait partout, me faisait sans cesse remarquer sa présence, grimpait sur mes pieds et faisait la sieste avec moi. Il aimait beaucoup manger les fils de casque audio, le papier ou encore les lacets mais il était adorable.



Nanami je pense toujours à toi !!

Nouveau post sur Saya : l'orthophonie

Par Suki :: 12/01/2008 à 7:31 :: Général

Juste un petit post pour annoncer une nouveauté sur mon blog d'orthophonie sur le lien suivant :


Orthophonie



Disneyland

Par Suki :: 21/02/2006 à 9:32 :: Général

Je suis marraine... j'ai une jolie petite filleule qui était très contente quand je lui ai dit que pendant ses vacances de février, j'allais l'inviter à Paname et l'emmener à Disneyland.

 

Nous voilà donc parties à l'aube hier matin, tout d'abord pour récupérer les billets coincés à la poste (ouf, au dernier moment... 55 euros dans le q**ça aurait fait mal !) puis go to ze métro. Bon, quand on habite au nord-ouest de Paris, ça fait une trotte pour aller  jusqu'à Marne la Vallée (sud-est de Paris, en "non-proche banlieue"). Et nous arrivons à peine après l'ouverture.

 

La joie que peuvent respirer et transmettre les enfants quand ils s'y mettent ! (elle  a 10 ans au fait). Et nous voilà parties au pays du rêve... Non, correction... Tout commençait bien : on a pris le train à vapeur qui fait faire le tour du parc dans des paysages et des galleries reconstitués - d'un réalisme époustoufflant, il faut l'avouer - et tout celà à 10 km heure ^^. Le temps de voir les bateaux à aube comme on voit dans Lucki Luke, sur le Mississipi, les rocheuses américaines, les grottes de pirates, bref, tant de choses dépaysantes. "On commence par quoi ?" "Par Space Moutain 2 !"...

 

Et là... galère ! Je n'ai jamais fait de grand 8 de ma vie, et elle veut me faire commencer par ça... Mais comment dire non à cette paire d'yeux bleus tout pleins d'étoiles à la perspective de se faire secouer les tripes dans un engin de la mort ? "D'accord ma puce, on y va." "ouais ! trop coooooooooooooool !". La chance pour moi, pour me donner un peu de répit fut de voir que la queue était longue et qu'on pouvait prendre un ticket et revenir plus tard. Nous avons donc tourné un peu, puis pris un ticket pour le "Star tours". En attendant, direction "Les mystères du Nautilus". Petite attraction relaxante, et vraiment bien réalisée ; nous sommes entrées dans le fameux soumarin du capitaine Némo, visité sa chambre à coucher, sa salle de travail, et enfin son salon, où, devant un canapé, une grande vitre ronde se découvrait (vous savez, comme dans certains James Bond, mais si, vous savez, je suis sûre.) pour laisser apparaître une pieuvre géante qui tentait d'engloutir le vaisseau. Mais Némo ne s'est pas laissé faire et grâce à lui, nous sommes sortis sains et saufs.

 

Et là... vient le tour de Space Moutain 2... Jamais je n'aurais pensé avoir aussi peur. J'étais lancée dans ce trucoïde qui allait bien trop vite, dans des décors spatiaux à couper le souffle, sans bien savoir où j'allais. Je n'arrivais même plus à crier tellement j'avais le souffle coupé. Bref, fin de l'attraction, je me traîne hors de la "navette" à grand peine, j'ai les jambes en coton...

 

Après une petite pause reprise de souffle, c'est parti pour "star tours". On monte à bord d'un vaisseau spatial, pour partir en "voyage" avec les petits robots de Star Wars. Mais diverses péripéties arrivent, et on se retrouve propulsés dans le film, poursuivis par des missiles furieux etc, et tout ça sur des sièges à verrins, qui rendait la chose fort sympathique.

 

Puis, ces choses étant faites, nous nous sommes dirigées vers Fantasyland, en quête d'un restau à hamburger (et oui, américaines jusqu'au bout :p). Chose faite. Nous nous sommes ensuite aventurées dans la "tanière du dragon" de la belle au bois dormant, sous son chateau rose barbie (et il est beau le bougre ! Il bouge sa tête, il souffle de la fumée par les narines et il ouvre de grands yeux effrayants.). Ensuite, pour nous remettre un peu de nos "émotions", nous sommes allées faire un tour sur le "carrousel de Lancelot", manège de chevaux de bois version chevaliers, armures etc. Nous avons poursuivi par un tourbillon de sensation version j'ia-plus-les-yeux-en-face-des-trous dans les "mad Hatter's tea cups", soit les tasses tourbillonantes du lapin d'Alice au pays des merveilles.

 

Et là, vient ensuite le moment que j'attendais tant : la visite de "it's a small world", soit une petite ballade en bateau dans un monde féérique fait de poupées articulées, qui repésentent le monde entier. Quelle magie... ! C'est à voir ABSOLUMENT.

Puis est venu le tour du Labyrinthe d'Alice au pays des merveilles, qui m'a paru bien décevant.

 

Pour nous consoler, nous sommes donc allées en direction de "adventureland", visiter l'univers des "Pirates de Caraïbes". A bord d'un petit bateau, nous avons visité sur fond de petites descentes accélérées réception dans des vagues (:p) tout un monde reconstitué, avec toujours cet éternel réalisme à vous couper le souffle. C'était tout simplement superbe. (Je vous le recommande).

 

Puis nous sommes passées sur la plage des pirates pour nous rendre vers l'affreux grand 8 d'indiana Jones, soit "Indiana Jones et le temple du péril". Mais là, j'ai laissé ma pitchounette y aller toute seule pendant que je gardais les paquets (nos acquisitions). Elle est revenue en disant "ouaissss ! Trop cooooooool ! trop déliiiiiiiiiiiiire!" "J'aimerais bien le refaire !" "Ben vas-y ma puce." "Mais tu viens avec moi, allez, ça fait pas peur, promis." "Non, écoute, je préfère pas, tu sais, je vais pas en profiter." Et peu de temps après, l'attraction a été arrêtée pour cause de malaise... J'ai bien fait de ne pas y aller :p. Je suis donc allée récuperer la poupinette dans la queue et nous sommes parties, direction Fontierland, pour voir le spectacle sur glace de Mickey et ses amis (bof, sans plus :p). Puis, pour échapper à la pluie, nous sommes allées nous réfugier dans le "Manoir fantôme" (pas effrayant, mais super bien fait). Et après, évidemment "On va faire le "Big Thunder Moutain" ?". Galère, encore un truc dans un train qui va vite et tout... Mais celui-là, après 45 mn de queue bien méritées, était vraiment super. Je me suis éclatée. Donc évidemment, je me suis fait trainer chez Indiana Jones... Que j'ai moins aimé, parce que là, la tête cognait contre le truc de protection et que ça sonne un peu, et parce qu'il est quand même plus flippant :p. Et elle l'a refait 4 fois ensuite. Enfin, nous sommes rentrées gentiment vers la sortie, étant donné que 8 heures approchaient. Un petit tour de Dumbo l'éléphant volant en passant, un autre tour de carrousel, la visite des "voyages de Pniocchio", dans un petit siège, et c'était tout mimi.

 

Et nous sommes rentrées à la maison, exténuées, mais contentes. :)

 

 

 

L'origine du blog

Par Suki :: 20/09/2005 à 1:06 :: Général

En fouillant au fin fond de ma mémoire, je retrouve le pourquoi du comment du blog. Un jour j'ai eu envie de conserver des souvenirs...

 

Le 19 novembre 2004

 

Il y a quelques temps, j’ai fait la connaissance de quelqu’un qui m’a donné envie d’écrire. Ecrire, pas forcément pour faire quelque chose de beau, mais pour conserver quelque part, dans un petit coin de mémoire, les choses qui me marquent aujourd’hui.

C’est dur de dire ce qu’on ressent, c’est dur d’analyser, en fait. Là, je suis complètement perdue dans tout un tas de choses, et je me laisse porter, sans me poser trop de question. Je crois qu’en fait, mon grand problème, c’est que je n’ai jamais su m’analyser, et que je réagis trop fort et trop vite à tout ce qui m’arrive. C’est une grande faiblesse. Il va falloir que je travaille ça. (c’est déjà bien de le savoir :p).

C’est chouette, j’ai rencontré plein de gens bien ces temps derniers ; des gens avec qui j’aime parler, et avec qui je me sens bien. Ça fait plaisir de se sentir à peu près appréciée. Je sors peu à peu de mon statut de petite perdante, de petite, tout court… et pourtant je suis encore si petite je vis encore dans un rêve, je ne vois pas bien les choses en face, je songe, j’imagine, je transforme.  J’en suis encore à rêver du prince charmant qui m’emportera loin de tout, loin des réalités de la vie, des difficultés à affronter chaque jour, et de la complexité des sentiments. Je crois encore en l’amour parfait, l’Amour (avec un grand « a »), celui qui ne changera jamais, qui est parfaitement réciproque et qu’on chante chaque jour, sans jamais se lasser. Et pourtant ça lasse… je dois arrêter de Lui dire chaque jour que je l’aime, « si fort », et qu’il ne doit jamais l’oublier. Il le sait – ou alors peut-être en a-t-il seulement assez d’entendre les mêmes choses – ou peut-être ne veut-il plus les entendre… je crois qu’Il m’aime, mais je ne suis plus sûre comme avant que ce soit pour toujours. Mes rêves se brisent… pourquoi ? Pas encore, je ne veux plus. J’en ai assez. Je ne veux plus croire à tout ça pour que tout disparaisse comme c’est arrivé, que tout se noie dans une nuée infinie. Et alors, l’éternelle question sans réponse : est-ce Lui ? Mais je ne veux pas me poser ce genre de question. Il ne faut pas se gâcher la vie à ce point. Je prends le bonheur qu’Il m’offre, et je verrai ce qui s’ensuit. Mais je ne dois pas voir trop loin, pas encore.

Le bonheur est fragile ; on croit le saisir, et la vie prend le dessus et il s’évapore, devant nos mains impuissantes à le retenir. Pourquoi du travail universitaire pourrait-il nuire à l’amour ? Question idiote et pourtant si juste. Je n’arrive pas à croire que le bien-être qu’on éprouve dans les bras d’une personne puisse disparaître devant des contraintes scolaires, ou le stress qu’elles peuvent causer. Et pourtant… je crois en Lui, je crois en Nous ; je ne peux pas croire que tout ça ne soit qu’un leurre, qu’un moment de nos vie sans lendemain. Oui, car pour la première fois de ma vie, je connais le bonheur, celui que l’on éprouve dans les bras de quelqu’un qui nous respecte, qui nous aime, qui nous donne par plaisir, des choses simples comme un sourire vrai et sincère, comme des étoiles qui brillent dans la profondeur d’un regard qui transpire le bonheur et la joie de partager ces instants de plénitude. Oui, je L’aime ; j’aime être dans Ses bras ; j’aime sentir Ses lèvres effleurer les miennes ; j’aime sentir la chaleur de Ses caresses ; j’aime sentir Son désir envahir mon corps… j’aime entendre Sa voix susurrer des mots tendres, qui se posent avec une douceur infinie sur mon cœur. J’aime voir Sa fossette se dessiner sur Son visage quand il me regarde. J’aime apercevoir un sourire dans ses yeux quand je suis près de lui. Je pense que la clé de l’amour se trouve là, dans le fait de rendre l’autre heureux par sa simple présence, par sa simple existence. Ne rien se dire et tout dire à la fois. Je souhaite de tout mon cœur conserver cette magie.

 

 

Le 25 novembre 2004

 

        Une vie nouvelle commence. Elle a grandi trop vite, marquée par de véritables épreuves, et pourtant, c’est encore une enfant. Cette enfant s’éveille aujourd’hui à une vie nouvelle ; l’expérience de la vie dans un pays qui n’est pas le sien, et surtout, l’expérience de l’amour. Elle ne se sent pas très à l’aise, seulement parce que cette vie tend à la faire devenir femme et qu’elle voudrait rester enfant.

        Tout a commencé sans qu’elle ne s’en rende compte, pianotant innocemment sur son clavier d’ordinateur. « Tiens, le copain d’un ami… voyons si on peut échanger trois mots. ». Mais tout ceci n’est qu’un jeu, elle le sait. Elle a un copain, croit en l’Amour… Elle prend peu à peu l’habitude de parler avec Lui, car Il est là, à chaque fois qu’elle se connecte. Elle aime parler, elle ne supporte pas la solitude. Ils se racontent beaucoup de choses, parlent de tout et de rien. Et un jour : révolution… Son copain la « remercie ». Tous ses rêves et toutes ses illusions s’écroulent. « Alors il ne m’aimait pas ? Il m’a menti ? » . Et la seule personne à qui elle peut se confier, là, tout de suite, c’est Lui. Il est là, fidèle au poste. Il comprend à la première seconde qu’elle ne va pas bien. « Qu’est-ce qui ne va pas ?  » Et la nouvelle tombe. Il ne sait pas comment la réconforter. Alors, elle lui dit TOUT. Ses désillusions, sa conception d’une relation, et de ce que l’on appelle communément « l’Amour ». Ils se ressemblent tellement… Ils partagent les mêmes idées. Leurs discussions deviennent enfin plus profondes. Ils ouvrent alors leur cœur et dévoilent leur personnalité à l’autre. Elle est perdue ; elle se laisse guider par ce flot de paroles qui deviennent une musique si douce… « Alors, je ne suis pas si différente des autres » pense-t-elle. Tout au moins, Lui pense comme elle. C’est alors qu’elle commence à avoir vraiment besoin de Lui parler, souvent, le plus souvent possible. Elle apprend par son ami qu’Il veut son numéro de téléphone. « Peut-être que je vaux quelque chose, finalement ? Quelqu’un a été touché par ma personnalité. » Alors Il devient une obsession. Elle pense à lui nuit et jour. « Et si c’était Lui ? ». Ils deviennent de plus en plus proches, et leurs discussions finissent par aboutir à un rendez-vous. Elle va traverser la France pour ça. C’est convenu. Il semble fou d’elle. « Mais comment est-ce possible, hein ? Il ne me connaît pas. » Un « je t’aime » s’échappe, retentissant dans sa tête. « Oui, je n’ai pas rêvé », il trône là, dans la futile fenêtre de discussion. Ils vont se voir. « Je vais le décevoir ». Et en fait, non. Il est encore plus fou d’elle. Mais il est malheureux parce qu’elle n’a pas su soutenir son regard. « Il est mignon » pense-t-elle. Mais tout change quand ils osent enfin parler, de vive voix lors de ce premier rendez-vous. « Tu vas partir en Italie, l’année prochaine ? »

        _ Oui…

        _ Tu pars loin ? Et combien de temps ?

« Bien, ça passe vite un an ».

        Et là, tout lui parait évident. « Mais oui, c’est Lui, enfin ! ». Et une envie irrésistible de le prendre dans ses bras l’envahit. Mais à ce moment, arrivent leurs amis ; ils n’étaient pas sortis seuls. Et la soirée touche à sa fin. Il s’éloigne et disparaît dans l’obscurité de cette nuit qui l’a bouleversée. Elle doit Le revoir ! Il doit la revoir. Et pourtant, elle partira avec ce message qu’il a laissé sur son téléphone « Coucou ma puce ! […] ». Cette phrase résonne dans sa tête, quand son avion décolle. Elle a le cœur serré. « J’aurais tant aimé le revoir ! ». Tout devient clair. Leurs échanges électroniques trahissent leurs désirs. Il ne pense plus qu’à elle, elle ne pense plus qu’à Lui. Ils se reverront, le plus vite possible ! Pourtant, un mois passe avant qu’elle vienne chez Lui, avec ses valises. Silence, embarras… C’est leur deuxième rencontre. Ils arrivent chez Lui, elle se précipite dans la salle de bain, pour se relaxer un instant sous la douche, après ce voyage. Quand elle sort, Il est là, Il l’attend. Il est là, devant le rideau japonais qui ferme son couloir. « Je peux ? ». Elle reste interdite. « Mais de quoi parle-t-il ? ». « Je peux te prendre dans mes bras ? » _ Oui !

        Quelle douceur, quelle délicatesse… Elle ne s’appartient plus. Il se contente de la serrer dans ses bras, profitant de ce simple contact qu’il attendait depuis si longtemps. Les premiers baisers effleurent sa peau ; elle sent ses lèvres parcourir son visage, son cou, avec une sensualité qu’elle n’aurait jamais pu imaginer. Plus aucune pensée dans sa tête, elle ne vit que sur ses lèvres. La sensualité de ce premier contact l’emporte ; leurs lèvres se cherchent. Elle hésitent ; elles se trouvent, se perdent, se trouvent à nouveau. Les baisers fleurissent dans l’intemporalité de ce moment magique. Il semble propulsé dans un autre monde. Elle a peur. Et pourtant, c’est le début de quelque chose de grandiose.

        Il est fort ; il sait s’y prendre pour gagner sa confiance. Pourtant, il ne réfléchit pas, il obéit seulement à son caractère. Il l’invite au restaurant ; ils sont trois. Elle se sent bien. Ils se sourient. Elle le regarde enfin ! Quand ils retournent chez Lui, elle se sent à l’aise. La nuit sera longue. Il se hasarde ; Il la désire sous ses doigts, sous ses lèvres. Il en devient contagieux. Elle avait peur ? Elle ne s’en souvient déjà plus. Le désir les tient éveillés jusqu’au petit matin. Ils s’endorment, enlacés, heureux. Ils ne regrettent rien. Le lendemain soir, tout est encore plus fou. Oui, elle se donne entièrement à Lui, sans se dire que tout va trop vite. Elle a trouvé sa place, là, dans Ses bras. Le jour suivant, elle rencontre ses parents, mais ne réalise pas la rapidité des événements. C’est ici que commence à naître ce que tout le monde appelle « amour », chose qu’elle croyait avoir connu avant, alors qu’elle en était très loin. Ils habitent loin, mais ils essaieront. « Qui ne tente rien… » lui dit-Il. Elle partira en Italie, dix mois, Il le sait, mais Il est prêt. Et c’est avec tout ce bonheur qu’elle part là-bas, confiante, heureuse, décidée à faire passer cette épreuve très vite, décidée à aller Le retrouver dès qu’elle le peut. Elle L’aime, ça y est, elle en est sûre. Elle ne veut perdre un seul de ces moments, de ces sentiments, alors elle écrira…        

 

Le 06 février 2005            

 

Ça fait si longtemps que je n’ai pas écrit ; pas le temps, pas l’envie, pas le besoin surtout. Mais là, là… Je suis à Turin, dans mon joli appartement où je devrais être si bien et où je suis pourtant si seule. L’amour de ma vie me manque tant ! Je sais que je ne devrais pas me lamenter, parce que je le vois souvent, mais c’est tout de même trop long d’attendre 2 ou 3 semaines. J’ai l’impression que mon corps se vide de tout son sang, que mon cœur se serre, jusqu’à presque suffoquer. Je me sens faible, désarmée, trop vulnérable pour affronter ces heures qui passent en ironisant sur mon sort. Ces heures qui passent trop vite pour que j’aie le temps d’abattre la quantité de travail nécessaire, mais trop doucement pour me rapprocher de celui qui me fait vivre. J’affronte enfin les difficultés de la vie, celles de tout le monde, de tous les jours, et je sais que mes efforts, mes souffrances me seront payés en retour. Alors, « pazienza » comme disent les italiens. Je sais que mon Amour est là, quelque part, près de moi, je dois le sentir, je ne dois pas fermer les yeux en me disant « de toute façon, il est loin » ; je sais qu’il a des pensées pour moi, je sais qu’il m’aime, parce qu’il le montre bien. Il est tellement adorable, tellement patient. Est-ce que je le mérite vraiment ? Je ne sais pas. Mais les choses sont comme cela, et je dois remercier le sort chaque jour de l’avoir mis sur mon chemin, dans ma vie, dans mon cœur. Alors, je vais être forte, pour lui, pour notre amour, pour tout ce qu’il y a de beau et de fort entre nous. Il mérite les efforts que je me promets de faire. Alors, plus de larmes au téléphone, plus de reproche sur ses silences, plus de rabâchage des mêmes histoires, des mêmes sentiments, bref, plus de temps perdu ou qui semble l’être. Conservons la pureté et la beauté de nos sentiments sans que la distance et le temps, ou le stress de la vie, du boulot ne les détruise. Je dois conserver cet état de grâce que je trouve auprès de lui, dans ses bras, au son de sa voix. Je l’aime au plus profond de mon être et je dois de lui montrer que cet amour me rend forte et non pas qu’il me détruit.

Sur ce, je vais retourner à mon boulot afin de ne rien avoir à me reprocher et être un peu plus disponible pour quand j’irai chez lui. C’est promis, mon Amour, je vais être plus forte, pour toi, pour notre Amour. Je t’aime, plus que tout, plus que tous les bonheurs qui m’ont été donnés de vivre. Tu es cette étoile insaisissable qu’on rêve tous d’attraper ou au moins d’approcher un jour ; moi, j’ai même pu poser mes lèvres sur les tiennes, ma main dans la tienne, et mon cœur dans le tien, alors, je vais tout faire pour que ça dure. Je suis orgueilleuse de cet amour qui est né entre nous, et c’est ça qui va faire ma force. Aujourd’hui, j’arrête d’être faible…

 

Le 08 février 2005

 

J’ai craqué. Ce matin, j’ai craqué. Je m’en veux. Je l’ai appelé et j’ai pleuré. Il est tellement adorable ; je sais qu’il n’aime pas ça, parce qu’il n’aime pas me sentir triste ou mal à l’aise, et que de si loin il ne peut pas faire grand-chose ; pourtant, il m’a dit « ce n’est pas grave, mon cœur. ». Pourquoi est-il si gentil ? C’est tellement bon de se sentir aimé comme ça. Je l’aime si fort !

Bon, allez, je dois me remettre au boulot.

 

Il m’a dit « Courage ! », et maintenant j’en ai du courage. C’est un magicien, avec une voix envoûtante et des doigts de fée.  

 

Le 09 février 2005

 

J’ai passé mon premier partiel à Turin ; littérature italienne. Je m’en suis bien sortie (24/30). Je suis contente ; mon travail n’a pas servi à rien. Je sentais que tous les gens que j’aime me soutenaient. C’est si bon la vie quand tout va dans le bon sens !

J’ai appelé mon Amour en sortant de l’épreuve, et ce qu’il m’a dit m’a touché. Il m’a dit que ça faisait longtemps qu’il n’avait pas entendu ma voix heureuse comme ça, et que ça lui faisait plaisir.

 Je l’aime !

 

Le 03 mars 2005

    

Je suis revenue à Turin dimanche soir (le 27 février), et je savais que je ne le reverrais que un mois plus tard. Il y a 2 ou 3 jours, il m’a dit qu’il allait essayer de faire son rapport de stage et sa notice technique rapidement, afin de – peut-être – venir me voir dans une semaine et demie ! Quand je vois la motivation qu’il a pour ce travail, cette envie de finir vite, pour pouvoir venir me voir, ici, à Turin, c’est merveilleux. Je suis tellement touchée de voir que ça puisse être un but pour lui, et que ça lui donne la force de faire ça. Je ne crois pas qu’un garçon ne se soit jamais sacrifié pour moi… C’est émouvant. Quand je me suis mise à pleurer, ce soir, au téléphone, en pensant ça, il croyait que c’était encore parce que j’étais fatiguée ; non, c’était seulement l’émotion. Je suis touchée au plus profond de mon cœur, et tant pis si je n’arrive pas à l’exprimer. C’est, selon moi, une des plus jolies preuves d’amour que l’on puisse donner. Et que ceux qui me diront « mais c’est normal de faire ça, quand on est avec quelqu’un » analysent ce qu’ils feraient dans ce cas. Faire ça implique beaucoup de choses, et avant tout des sentiments très profonds, je crois. Je n’ai plus de doute à avoir, c’est l’homme de ma vie.

 

Le 11 mars 2005

 

Je n’écris pas souvent, pour ne pas dire presque jamais. Je suis très prise en ce moment, je travaille beaucoup. J’ai envie de bien réussir cette année pour pouvoir être contente de moi, aller à la Sorbonne, me rapprocher de mon amour, et faire en sorte que mes parents soient fiers de moi. Donc, je n’ai pas trop le choix. Mais j’ai une chance énorme : j’aime ce que je fais. Mais les journées sont trop courtes pour pouvoir faire tout ce que je veux faire. Enfin, je devrais m’en sortir quand même.

 

Je suis trop heureuse : mon Amour vient me voir demain ! C’est tellement beau ! Je suis tellement touchée de voir qu’il fait tout ça pour moi ! Il verra enfin comment je suis installée, où je vis cette année, etc. C’est chouette ! Voilà. Sur ces quelques mots, je vais retourner travailler.

 

P. S. : hier, Philippe nous a emmenées dans la région des lacs (Majeur…) ; il faisait beau, bon (entre 16 et 18° C), c’était très agréable. Ça m’a fait beaucoup de bien.

 

Le 18 mars 2005   

 

C’était beau. Je n’ai pas écrit directement ensuite, parce que je ne trouvais pas les mots. Je ne les ai toujours pas trouvés d’ailleurs, mais bon, je peux dire que ça nous a encore rapprochés et que ça nous a fait un bien incroyable de nous retrouver comme ça, en tête à tête, rien que tous les deux, en amoureux. Oui, il est venu à Turin, oui, il a fait deux demi-journées de train rien que pour venir me voir, moi. Je crois que je n’oublierai jamais ce geste d’amour qui lui a semblé normal de faire. Pour moi, c’est quelque chose d’énorme. Si c’est pas de l’amour… ! J’ai envie de crier au monde entier que c’est l’homme de ma vie, mais peut-être le monde entier n’est-il pas encore prêt. 

 

Le 10 mai 2005

 

Je n’écris jamais, peut-être parce que je ressens est ineffable. Je ne veux plus parler d’amour mais me contenter de le vivre, en profiter, saisir le bonheur à pleines mains et vivre heureuse en le rendant heureux lui aussi. La vie est trop belle, je veux arrêter de réfléchir tout le temps, me demander sans cesse ce qui se passera si ça finit. Ce bonheur est éternel, notre amour est plus fort que tout…

 

 

Et ben... vaut mieux garder des traces de tout ça. D'abord paske ça fait vraiment gamine et en plus paske j'ai l'air trop love , et c'est important de se souvenir de tout ça. ^^

 

 

 

 
 

 

 

 
 

 

 

 

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